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Jeux pathologiques associés à la prise d'agonistes dopaminergiques


La parution récente dans la presse de cas de survenue de jeu pathologique chez les patients souffrant de troubles neurologiques suscite inquiétude. Cette découverte n’en est, cependant pas, une ! Ce risque est connu depuis une dizaine d’années et il concerne une minorité de patients. Une étude, déjà ancienne parue dans le journal britannique de médecine fait état de ce risque en 2006 et préconise une adaptation des notices aux risques de comportements compulsifs. On y apprend :
La notice de certains agonistes dopaminergiques mentionne un comportement compulsif, p. ex. des jeux pathologiques, comme effet indésirable possible. Les données concernant un comportement compulsif ont été évaluées au niveau européen; la conclusion est que cet effet indésirable est un effet de classe des agonistes dopaminergiques, et que les notices doivent être adaptées. Différentes formes de comportement compulsif (p. ex. jeux pathologiques et hypersexualité) peuvent survenir simultanément.
Nous donnons ici quelques informations concernant le risque de jeux pathologiques. La plupart des cas de jeux pathologiques associés aux agonistes dopaminergiques, publiés dans la littérature ou rapportés à un centre de pharmacovigilance, sont survenus chez des patients atteints de la maladie de Parkinson et concernaient le pramipexole, mais des cas ont aussi été rapportés avec le ropinirole, le pergolide, la bromocriptine et la cabergoline. Dans la plupart des cas, l’agoniste dopaminergique était utilisé en association avec la lévodopa. La réaction survenait souvent après une augmentation récente de la dose en raison d’une aggravation de l’affection. L’effet indésirable disparaissait dans la plupart des cas à l’arrêt du traitement ou après réduction de la dose.
Il faut signaler que la maladie de Parkinson elle-même est associée à une augmentation du risque de jeux pathologiques, et que ce risque est le plus élevé chez les patients qui développent la maladie de Parkinson à un âge relativement jeune. La prévalence des jeux pathologiques est évaluée à 1% dans la population générale, 3,4% chez les patients atteints de la maladie de Parkinson et 7,2% chez les patients parkinsoniens traités par un agoniste dopaminergique.


Source: Brit Med J 2007; 334: 810-1 ; Geneesmiddelenbulletin 2006; 40: 86-7

 

 
 

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