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Communication préliminaire.

Interview "libération" Maroc l'an 2000

Interview du Dr. Jean-Charles Nayebi, spécialiste en psychologie clinique et pathologique

“La réalité est la première victime de la cyber-dépendance. Elle isole et rend l’addict inefficace dans sa vie”

Libé: Dans le domaine de la psychologie, il s’avère parfois difficile de distinguer entre conduites sociales déviées et réelles psychopathologies. Selon vous, où commence la cyberdépendance?

Jean-Charles Nayebi: En effet dans ce domaine la distinction est difficile à opérer. Ceci tient du fait que la psychologie se veut la science qui étudie la conduite humaine et celle-ci, comme chacun le sait, est très complexe. Cette difficulté que vous évoquez est bel et bien présente dans les travaux sur la cyberdépendance. Bon nombre d’études sur le sujet souffrent de l’absence de distinction entre l’usage excessif, l’usage abusif, l’usage compulsif et l’usage dépendant de l’Internet. Ce ne sont pas les mêmes choses ni dans le diagnostic ni dans le traitement des troubles cyberaddictifs. Pour moi la cyberdépendance commence dans le passage de l’usage compulsif à l’usage dépendant, c’est-à-dire, lorsque l’internaute, à force de s’adonner aux plaisirs procurés par connexion au réseau, arrive à désorganiser sa vie familiale , sociale et professionnelle. Pour le cyberdépendant la connexion à l’Internet n’est plus une activité parmi d’autres mais celle-ci devient le centre principal de ses intérêts. Il y a une centralité de l’Internet qui s’installe dans sa vie et progressivement d’autres occurrences de sa vie deviennent accessoires et périphériques. Il modifie ses horaires et ses loisirs pour pouvoir “surfer” sur le web. Le cyberdépendant éprouve une angoisse massive s’il ne peut se connecter.

Libé:Considérez-vous la cyberdépendance comme une forme moderne d’addiction? Le Net est-il en train de devenir une drogue virtuelle pour certains internautes?

Jean-Charles Nayebi: Effectivement nous pouvons parler d’une addiction moderne. L’addiction est, en quelque sorte, une attitude distordue vis-à-vis d’une substance, d’un objet ou une chose. C’est en même temps une gestion inadéquate et dirigée de l’angoisse. Les profils les plus connus de l’addiction comme à l’alcool, à la nourriture, à d’autres substances ont ceci en commun que l’addict emprunte cette attitude distordue et démesurée pour se défaire d’une angoisse profonde. Il y a un besoin et une réponse inadéquate à ce besoin. C’est cette inadéquation qui finit par devenir problématique dans la vie des personnes addictes et motive des consultations dans nos cabinets. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette forme de dépendance est moins moderne par la technicité de l’outil Internet que par sa non-substantialité. C’est dans ce sens que le terme de drogue virtuelle ne me pose pas de problème. Il s’agit là d’une “expression usuelle” car, dans les faits, Otto Fenichel en 1949 parlait déjà des “toxicomanies sans drogues”. Les formes les plus connues de l’addiction sont liées à l’ingestion d’une substance, ce qui n’est pas le cas de la cyberaddiction. Le net est déjà devenu une drogue virtuelle pour certains internautes. Les dégâts causés par cette forme d’addiction sur la vie familiale, sociale et professionnelle sont comparables à ceux causés par une toxico-dépendance. Je compare souvent l’Internet à une pelle et une pioche : on peut s’en servir pour construire et c’est souhaitable mais on peut également s’en servir pour démolir. Il ne faut pas que la désignation contextuelle de “drogue” engendre une peur du Net dans l’esprit de vos lecteurs. C’est la disposition Manichéenne du psychisme humain qui fait qu’un outil de communication peut être considéré comme cause d’un trouble psychique de cette nature et non l’outil en question.

Libé:Quel est le profil du cyberdépendant?

Jean-Charles Nayebi: Il y a un profil commun à tout cyberdépendant. C’est la prédisposition à la phobie sociale accompagnée d’une angoisse omniprésente. Au-delà du profil commun, on dégage quatre profils principaux. Le premier profil est celui du cybersexdépendant. Trois sous-groupes se dégagent de ce premier profil : le cyber-fétichisme avec les paraphilies sexuelles, puis le cyber-voyeurisme avec les échanges des photos pornographiques, la vision des séquences de Net-Vidéo sur le réseau; le dernier de ces sous-groupes est le cyber-exhibitionnisme qui consiste à placer des Net-Cams dans son foyer, salle de bain par exemple, et de diffuser des images plus ou moins intimes de sa vie à travers le net. Le deuxième profil est bien celui de cyber-game-dépendant. L’addiction s’opère à travers l’excitation que provoque le jeu en réseau. Deux sous-groupes de ce profil sont d’abord le jeu de combat, de logique et d’énigmes sur le réseau dans lequel le dépendant doit résoudre des problèmes en exerçant sa pensée obsessionnelle, puis, les jeux de hasard avec des casinos virtuels et loterie en ligne réservés à un profil identique à ceux qui jouent dans le monde réel et non virtuel. Le troisième profil de cyberdépendant est la cyber-épistémophilie. Je dois préciser que tout internaute traverse une phase de cyber-épistémophilie lors de ses premières prises de contact avec le web. Il y a un mélange de pensée magique infantile et la curiosité personnelle qui incite à surfer à travers la toile, un peu partout, jusqu’à ce que l’internaute débutant se spécialise dans ses recherches sur le web ; à la suite de cette spécialisation, l’internaute va de plus en plus consulter les sites en rapport avec ses centres d’intérêt. Il existe un profil cyberdépendant qui va plus loin, transpose cette phase sur quelque chose de plus morbide et constitue une addiction. Les sous-groupes de ce profil sont d’abord celui des sciences et technologies puis les passionnés de musique et de l’art. Les premiers sont à l’affût des nouvelles sur, par exemple, une ombre enregistrée sur la planète Mars par un télescope spatial, ou des avancées technologiques et des rumeurs qui sont associées à ces éléments; les pirates informatiques constamment à la recherche de décodage des systèmes informatiques protégés ou introduisant des virus informatiques dans les programmes, etc. Là, nous touchons le domaine de la légalité et de la cyber-délinquance. Le deuxième sous-groupe du profil cyber épistémophile est celui des passionnés de la musique, d’extraits de bandes sonores et d’actualités artistiques en général. Le 4ème et dernier profil cyberdépendant est le cybertalkdépendant. Sans doute majoritaire dans la cyberaddiction, ces personnes passent à un temps considérable sur les “chat”, les “news-group”, sur les logiciels de discussion du style ICQ, M S N messenger, Aol messenger, CU see me, etc. Je ne définis pas de sous-groupe pour ce dernier profil car ces cyberdépendants utilisent le plus souvent plusieurs de ces outils à la fois; c’est une recherche exacerbée de la communication avec les autres internautes. Paradoxalement si l’Internet permet de mieux vivre son isolement social, dans le cadre de ses cyberdépendants, ce “mieux vivre” facilite l’exclusion totale du corps de la recherche de communication et devient un facteur de renforcement pathologique. C’est vraiment très difficile à soigner car la claustration se renforce à mesure que l’isolement se prolonge.

Libé: Y-a-t-il une catégorie d’internautes qui soit disposée plus que d’autres à développer une cyberdépendance?

Jean-Charles Nayebi: C’est difficile de répondre précisément à cette question par manque de recul suffisant. En revanche, ce que l’on peut dire c’est que tout internaute ayant des troubles anxieux sous forme de prédisposition à la phobie sociale a plus de risques de développer une cyberdépendance, les jeunes et les personnes vivant seules étant les plus exposées.

 

Libé: Les premières recherches qui ont été menées sur la cyberdépendance nous viennent presque toutes des Etats-Unis quoi que le problème se pose à l’échelle mondiale. L’attitude des chercheurs français vis-à-vis du phénomène est considérée par certains comme négative et leurs études comme embryonnaires. Qu’en pensez-vous?

Jean-Charles Nayebi: Il y a deux raisons principales à cela. Le premier argument consiste à dire que si les Américains ont de l’avance sur nous, c’est parce que l’Internet ne s’est généralisé en France que depuis 5 ans et cela nous vient des Etats-Unis. C’est donc normal que les recherches soient plus avancées là-bas qu’en France. Cet argument, bien que percutant sur l’historique, ne me paraît pas valable; nous avons généralisé en France le Minitel et Audiotél depuis une quinzaine d’années et les premiers cas d’addiction au Minitel ont été observés aussitôt. L’autre argument se base sur le constat d’un particularisme français. L’an dernier encore j’enseignais à mes étudiants les différences entre le discours psychopathologie de l’école française, de l’école allemande et américaine. Nous sommes héritiers en France de Falret, de Pinel et de Charcot dont Freud fut un moment stagiaire. Depuis le début de l’histoire de la psychiatrie en France une tendance psychologiste et humaniste signe la singularité psychiatrique de la France. Avoir une tradition propre c’est bien, mais parallèlement, un conservatisme se développe si bien que la France fut un des derniers pays à s’ouvrir à la psychanalyse; très tôt avec le génie de Lacan, une psychanalyse à la française a vu le jour et la nouvelle psychiatrie d’après-guerre fut influencée par, d’une part, l’ouverture de Lacan et de l’autre, par l’existentialisme. Le problème actuel en France c’est une certaine résistance de la génération 68 face à l’ouverture de la psychopathologie à la modernité. Ceci explique que l’attitude des chercheurs français soit considérée comme négative à l’étranger. La réalité c’est que les chercheurs français, jeunes et modernes, ne manquent pas mais ils se sentent écrasés par l’autoritarisme de la génération précédente de psychanalystes et de psychiatres. Bien que l’enseignement de la psychologie pathologique et clinique soit de très bonne qualité en France, la recherche dans ce domaine demande un clonage réussi! Il faut penser la même chose et dire la même chose que ces compères sinon le jeune chercheur moderne n’obtiendra que de très maigres budgets de recherche ou n’obtiendra pas; ses articles ne seront pas publiés s’il ne fait pas les bonnes allégeances et les postes universitaires qu’il occupera seront, avec beaucoup de chance, des vacations à court terme. La génération 68 étouffe la recherche de la nouvelle génération des chercheurs; les décideurs actuels de la recherche en psychopathologie ont assez de talent et de génie pour conserver un discours psychopathologie fort intéressant et notre pays reste encore une des places vivantes d’une autre psychiatrie dans le monde mais la limite est atteinte lorsqu’on sort de la nosologie classique. Je pense que pour ne pas dépérir dans notre nombrilisme il faut que le droit à la différence des générations et celle de leurs recherches soit reconnu surtout que pour être chercheur en France il faut avoir fait vœu de pauvreté! Le phénomène est assez général et touche notre potentiel intellectuel à tel point que même les médias commencent à en parler. Jamais nous n’avions connu une telle fuite de nos cerveaux vers l’étranger. Ceci est valable et dans le domaine technologique et dans le domaine scientifique.

Libé: Les recherches que vous menez dans le laboratoire de psychologie de l’université Paris-Nord sont-elles une prolongation des travaux menés par les Américains dans ce domaine notamment ceux du psychologue Yvan Goldberg qui fut le premier à développer l’idée de l’Internet Addiction ainsi que ceux du Dr Kimberly Young?

Jean-Charles Nayebi: Bien que les travaux de mes collègues américains soient intéressants, ces études ne semblent pas tenir compte des distinctions que j’évoquais tout à l’heure en répondant à votre première question. Mes recherches sont essentiellement basées sur la clinique de la cyberaddiction. Je cherche à comprendre par quelles modalités un être humain va se perdre dans un espace de projection faite de données informatiques au point de briser son mariage, ne pas dîner avec ses enfants, sortir de son domicile une fois par an et revenir en courant au bout de deux heures. C’est cela la clinique. Certains de mes éminents collègues américains fabriquent des “cyber clinic” sur leurs sites et proposent de répondre au courrier des internautes moyennant 30 à 100 dollars, vendent des produits et des livres sur le sujet. Pour moi cela jette un discrédit sur leurs travaux surtout que l’on ne sait pas parfois lorsqu’ils parlent de 10 à 15% d’internautes cyberdépendants, s’ils parlent clients, de marchés potentiels ou de la santé de l’être humain. La particularité du psychisme humain réside dans le fait qu’il n’est pas réductible au pourcentage, la souffrance n’est pas une donnée statistique. Toutes les formes de dépendance engendrent de fâcheuses conséquences.

Libé: Qu’en est-il de celles engendrées par la cyberdépendance?

Jean-Charles Nayebi: Alexandre Pouchkine disait, dans un élan littéraire, “mieux vaut des illusions qui nous exaltent que toutes les réalités du monde”. Le cyberdépendant est en quelque sorte dans la mise en pratique à la lettre de cette pensée Pouchkinienne. La réalité est la première victime de la cyberdépendance. La cyber- dépendance isole ; elle rend l’addict inefficace dans sa vie. Elle perturbe sa vie relationnelle, elle brise progressivement la confiance en soi de ces patients. Elle crée des conflits familiaux et des dépressions. Une certaine notion de la réalité disparaît et une certaine réalité virtuelle prend sa place. Le patient rétrécit ainsi son univers.

Libé: La cyberdépendance est un désapprentissage social qu’il faut considérer comme une maladie grave. La dépendance sexuelle au Net est probablement la facette la plus dangereuse de la cyberdépendance dans la mesure où elle pourrait déboucher sur la préférence du “cybersexe” aux dépens de relations normales avec un partenaire réel, ce qui constitue une vraie perversion du comportement. Dans votre recherche avez-vous traité de ce problème?

Jean-Charles Nayebi: Naturellement, et vous remarquerez que dans ma classification par profil, la cybersexdépendance occupe la première place. D’ailleurs si l’on tient un raisonnement psychanalytique, toute dépendance comporterait quelque chose de l’ordre du symbolisme sexuel. Ce que l’on pourrait dire du cybersexe c’est que tout en étant une perversion du comportement sexuel il est en même temps la forme la plus ancienne de ce type de troubles de la sexualité. Nous connaissions le problème de la sexualité virtuelle et ces méfaits avant la généralisation de l’internet. Le même problème se posait avec le support papier. Une sexualité solitaire et désordonnée se cherchant un support imagé. Dans les sociétés occidentales où les revues érotiques et pornographiques sont vendues librement, la consommation de ces dernières était en augmentation constante jusqu’à la généralisation du Web. C’est en cela que la cybersexdépendance est le moins surprenant de tous les profils de la cyberdépendance. On peut rajouter, en faveur de cette argumentation, l’expérience du Minitel et des téléphones roses en Occident. Enfin pour moi le profil le plus dangereux de la cyberdépendance n’est pas celui-ci mais bien la cybertalkdépendance, c’est-à-dire, les vrais dépendants des forums, des “chat” et d’autres groupes de discussions sont plus difficilement soignables que les dépendants du sexe virtuel. En tant que praticien, quand vous prenez en charge un cybersexdépendant vous avez un trouble du comportement sexuel à analyser et à réordonner, mais dans la prise en charge du cybertalkdépendant, non seulement il faut soigner la personne mais de plus il faut faire face aux interférences multiples des groupes de discussion fréquentés par le patient. Alors que dans mes visites sur les sites concernés par le sexe j’ai vu grosso-modo une transposition de ceux qui existaient déjà sur le support papier et Audiotél, sur les sites concernés par la cybertalkdépendance, j’ai vu de pires choses telles la promotion du suicide, sites de condamnation en enfer, la dénégation de l’amour, des sectes de toutes sortes qui recrutent sur le réseau, etc. Le cybersexe est certainement moins dangereux que ces ignominies pseudo-intellectuelles.

Libé: Le phénomène étant nouveau pourrait-on parler de thérapie?

Jean-Charles Nayebi: Je ne crois pas à l’alarmisme de mes confrères américains. Je ne pense pas que 10 à 15 % des internautes soient atteints de cette maladie mais je suis convaincu que l’on peut et l’on doit parler d’une psychopathologie de la cyber-dépendance et donc d’une thérapie pour cette affection. Non pas qu’il s’agisse d’une entité nosographique bien à part mais il s’agit bel et bien d’un trouble addictif supplémentaire qui a un fonctionnement particulier demandant un centrage spécifique de la thérapie sur le monde virtuel, le “cyberworld”.

Libé: Que pensez vous de la thérapie on line?

Jean-Charles Nayebi: L’affaire est vraiment très complexe ! Elle l’est parce qu’elle englobe différentes préoccupations du chercheur et praticien que je suis. Il y a d’abord la question de l’efficacité d’une telle thérapie qu’il faut se poser puis la question de la qualification du thérapeute car elle est centrale dans ce débat. Une autre question est celle de l’anonymat du thérapeute et du patient et la mise hors relation thérapeutique du corps et des identités. Déjà avec le téléphone et puis avec le Minitel, il y a eu pas mal de problèmes. En France la position officielle est très claire: dès l’apparition d’un service de consultation psychothérapique téléphonique, le parquet a ouvert une enquête. Le syndicat des psychiatres français a réagi très vivement en qualifiant cette pratique de “dangereuse et inacceptable”. Le président du conseil de l’Ordre a déclaré que “le téléphone ne peut se substituer au contact personnel, indispensable pour établir un diagnostic et prescrire une thérapeutique”. Les psychologues et les psychanalystes ne se sont pas vraiment associés à cette prise de position purement médicale. Peut-être parce que tout en étant attentifs aux risques d’abus que pourrait représenter la télé-médecine, ils voyaient quelque chose comme une affirmation de suprématie, fort déplaisante et infondée, d’une psychiatrie pharmaceutique à l’exclusion des thérapies d’analyse et de parole. Donc pour l’instant la France est très réfractaire à la thérapie on-line. Ma position personnelle est que ces thérapies on-line existeront tôt ou tard; j’espère seulement que, pour une fois, nous commencions à réfléchir sur une question avant qu’elle se pose à nous sous forme de problème à résoudre dans l’immédiat ! Il me paraît indispensable que soit mise en place une autorité de régulation de la cyber-thérapie pour que le consommateur ait une garantie valable sur la qualification du cyber-thérapeute . Parallèlement, il faut former les praticiens à ce genre spécifique de la thérapie car les risques de rabattage et de passage à l’acte sont bien présents. Il y a des personnes, notamment chez les cyberdépendants qui n’osent pas pousser la porte d’un psychologue pour demander de l’aide; par contre un échange de mots, de sons et d’images, notamment avec les techniques de visioconférence, pourra apprivoiser leurs angoisses et leurs peurs. Ensuite ils pourraient aller consulter. Les opposants de la thérapie on-line n’écoutent que leur peur d’une technologie dont ils ne connaissent pas la portée thérapeutique réelle; ils ont également peur de perdre une partie de leur clientèle; leur problème est qu’ils n’ont pas encore compris que la cyber-thérapie est déjà une réalité. La création d’une autorité de régulation pourra permettre aux uns de surmonter leurs angoisses face à l’inconnu et aux autres d’avoir un service de qualité.

Propos recueillis par Fatima MOHO

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