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Internet: l'augmentation de la cyberdépendance inquiète au Brésil


AFP | 27.05.10 | 08h29

Le nombre de personnes "accros" à l'internet ne cesse d'augmenter au Brésil, où des spécialistes tirent la sonnette d'alarme contre la cyberdépendance. Bien qu'il s'agisse d'un problème sous-estimé par la société et mal étudié, la situation empire et les cas sont de plus en plus inquiétants, selon les médecins de l'Institut de Psychiatrie de l'hôpital des cliniques de Sao Paulo. Un enfant de neuf ans leur a ainsi envoyé un courriel désespéré: "Vous êtes mon dernier espoir. Au secours, au secours, au secours!". Grâce à la facilité d'accès de l'internet haut débit, cette maladie ne peut que s'étendre, estime le psychologue Cristiano Nabuco, responsable du programme "Dépendance de l'internet". Aujourd'hui, quelque 47 millions de Brésiliens ont accès au réseau mondial depuis leur domicile ou leur lieu de travail sur une population de 191 millions d'habitants. Le programme développé par l'équipe de Nabuco apprend aux patients "à contrôler le temps d'utilisation de l'ordinateur". Il cite le cas d'un adolescent ayant passé 45 heures d'affilée à jouer en ligne. Sa mère lui a raconté que durant tout ce temps passé devant son écran, il n'a pas mangé et a même fait ses besoins dans sa culotte. Après avoir déféqué, il a retiré d'une main son pantalon et sa culotte pour jeter cette dernière par la fenêtre alors qu'il continuait, de l'autre, à manipuler la souris. Ces cas extrêmes ont progressé au cours des quatre années d'existence du programme puisque - comme c'est le cas pour n'importe quelle drogue - le patient "a besoin de chaque fois plus de temps pour obtenir le même niveau de satisfaction", explique une autre psycholoque de l'équipe, Dora Sampaio. Quand les spécialistes ont entrepris leur travail, ils s'attendaient à recevoir une majorité de jeunes, mais les adolescents ne sont pas les seuls à se rendre dans leur cabinet. Ils accueillent aussi des hommes et femmes adultes et même une personne de 72 ans. Ces patients sont moins "accros" aux sites pornographiques qu'à ceux de socialisation, qui leur permettent d'échapper à leur quotidien pour se forger une vie parallèle plus agréable dans le cyberespace, expliquent les médecins. "Ce qui rend internet attrayant c'est l'interaction, puisque chacun y contrôle son monde (...) Par exemple, une personne obèse qui n'a pas de vie sociale, peut apparaître plus sociable, mince et sympathique sur le web, se créant une fausse identité", souligne Nabuco. Une personne est jugée "accro" quand elle laisse de côté sa "vie réelle" pour donner priorité à sa "vie virtuelle", a souligné Sampaio. Les jeux "Second Life" (50 millions d'utilisateurs dans le monde) ou "Farm Ville" sur Facebook (plus de 75 millions) permettent notamment aux usagers d'avoir sur le web la vie qu'ils rêveraient de vivre dans la réalité. C'est le cas de cette secrétaire qui en rentrant du travail passait trois heures comme "prostituée" dans Second Life, où elle gagnait plus d'argent (virtuel) et était plus populaire. Mais elle abandonnait sa fille, a raconté Sampaio. Ce type de dépendance est souvent accompagné de dépression ou de comportement bipolaire et les patients reçoivent aussi un traitement médical. Mais les recherches sur ces accros du web en sont encore à un stade expérimental. "L"idée n'est pas de supprimer l'ordinateur et de le jeter par la fenêtre mais de développer un usage rationnel", affirment les spécialistes.

 

"Regarder trop la télé mauvais pour la santé!"


Wall Street Journal (wsj.com) - 11 janvier 2010, Les Echos (lesechos.fr) - 12 janvier 2010

Les Echos rapportent que "les téléspectateurs qui restent devant le petit écran plus de quatre heures par jour réduisent leur espérance de vie par rapport à ceux qui parviennent à limiter leur consommation de programmes télévisés", selon étude australienne publiée dans le journal de l'American Heart Association. "Par rapport aux personnes qui regardent la télévision moins de deux heures par jour, ceux qui restent devant leur écran plus de quatre heures quotidiennement ont 46% de risques en plus de mourir de différentes pathologies", a déclaré David Dunstan, chercheur à l'Institut du diabète et des maladies cardiaques de Melbourne. Ils ont notamment "un risque accru de 80% de souffrir de maladies cardio-vasculaires", a ajouté l'un des auteurs de cette étude. "Ce ne sont pas les programmes en eux-mêmes qui sont nocifs pour la santé, mais le fait de rester longtemps assis, en immobilisant ses muscles et en empêchant le corps d'assimiler correctement sucres et graisses", a indiqué le scientifique.

Un médecin offre des traitements hospitaliers pour les accros d'Internet

Zigonet - 11 novembre 2009

En Italie, l'établissement hospitalier Policlinico Gemelli propose aux personnes accros à Internet de suivre une thérapie. Cette addiction concernerait de plus en plus d'adolescents, qui perdent le sens des réalités entre le monde virtuel et réel. Frederico Tonioni, psychiatre en charge de la désintoxication de ceux qui sont accros à Internet, explique : "Les addictions à l'Internet sont en train de devenir un problème courant, elles pourraient toucher jusqu'à 40% des internautes". Et cette addiction peut se traduire de différentes manières comme des troubles du sommeil, de la notion d'espace et de temps, de la communication, de l'anxiété et pouvant aller jusqu'à la dépression en période de sevrage. Marco, 25 ans, est l'un des premiers patients à avoir consulté le Dr Tonioni. "Je passe tout mon temps sur l'Internet, je ne m'arrête que pour dormir et manger [...] Cela s'est développé petit à petit, je consacrais de plus en plus de temps à Facebook, MSN et les jeux vidéo jusqu'à en faire ma seule occupation" confie-t-il. La thérapie en vue d'un sevrage à Internet consiste notamment à différents entretiens individuels et un groupe.

« Les accros du portable peuvent avoir des crampes »


Le Figaro 29/06/09


Le Figaro indique en effet que « l’utilisation abusive du téléphone portable peut provoquer le syndrome du nerf cubital », selon une étude américaine parue dans le Cleveland Clinic Journal of Medicine ».
Le journal note qu’« à terme, en l’absence de mesures appropriées, il existe un risque de perte de la force musculaire de la main, avec difficultés à ouvrir des bouteilles ou des bocaux ».
Le Dr Peter Evans, directeur de la clinique de la main à Cleveland, remarque : « Le syndrome du canal cubital peut relever de causes très variées, comme un diabète ou des traumatismes à répétition, mais dans ma pratique quotidienne, j’observe qu’il est aggravé par l’utilisation intensive des cellulaires ».
Le Figaro souligne ainsi que « sans livrer de chiffres précis, ce spécialiste affirme constater une nette hausse des cas ces dernières années, parallèle à la croissance des équipements en ordinateurs et téléphones mobiles ».


« Dépendance aux jeux, l’inquiétude grandit »

C’est ce que remarque La Croix sur sa Une, qui note que « les témoignages des médecins concordent ».
Le journal observe en effet sur une double page que « les consultations à l’adresse des joueurs pathologiques se multiplient », relevant qu’« alors qu'un colloque sur les addictions aux jeux d'argent s'ouvre à Dijon, on estime à 600 000 le nombre de joueurs pathologiques en France ».
Le quotidien cite plusieurs spécialistes des addictions, se penche sur la psychothérapie, ajoutant que « parallèlement, les médecins traitent les «co-morbidités» souvent très fortes : addiction à l’alcool, anxiété, dépression, tentatives de suicide… ».
« L’efficacité de ces thérapies est variable », remarque La Croix, qui constate que « face à la diversification croissante de l’offre de jeux, ces médecins ne cachent pas leur préoccupation. Surtout avec l’arrivée des jeux d’argent sur Internet ».

Le portable : nouveau jouet à la mode ?


Sciences et Avenir, février 2008, n°732, p 36.

En France, 74 % des enfants de plus de 12 ans possèdent un téléphone portable. La commercialisation récente d'un modèle destiné aux 6-12 ans a suscité une vive polémique. A Noël, cet appareil s'est retrouvé dans les rayonnages des magasins de jouets, ajoutant à la confusion de certains parents. Ces inquiétudes se sont peut-être déjà exprimées dans votre cabinet. Des patients vous ont certainement interrogé sur la nécessité ou non d'interdire l'usage du mobile chez leurs enfants. Il est difficile de trancher cette question tant que les études sur la toxicité des ondes radiofréquences concernent les seules populations adultes. Les scientifiques ne peuvent pour le moment qu'extrapoler ces données chez les plus jeunes. Toutefois quelques travaux de recherche ont bien démontré une plus grande absorption des rayonnements par les cerveaux des enfants. Selon le Pr Denis Zmirou, membre du conseil scientifique de la fondation santé et radiofréquences, ce phénomène serait dû à la plus petite taille de leurs crânes. « De plus sur des cellules en division, on sait qu'un risque cancérogène est toujours plus important» ajoute le chercheur. Roselyne Bachelot a récemment préconisé un usage modéré du téléphone mobile, tout particulièrement chez les enfants. Un principe de précaution qui s'applique tant que « l'hypothèse d'un risque ne peut être totalement exclue» a précisé la ministre de la santé.

La mode est à la « Wii-thérapie »

Courrier International (N° 905) note en bref que « la console de jeu Wii pimente le travail des patients dans un nombre croissant de centres de rééducation, au Canada, aux Etats-Unis ou en Allemagne ».
Le magazine observe ainsi que « les simulations sportives rompent la monotonie des exercices de musculation ou de coordination ».
L’hebdomadaire cite Ben Rucks, directeur du service de rééducation au Riley Hospital, dans le Mississippi, qui remarque que « la Wii sollicite tout le corps, l’équilibre et la coordination des mains et des yeux. C’est un outil idéal pour les victimes d’infarctus ».
Courrier International relève de plus qu’à l’hôpital de Herrin, dans l’Illinois, « on note que l’adversaire virtuel crée une émulation qui absorbe le patient et lui fait oublier l’aspect fastidieux et souvent douloureux du travail ».

« Jeux vidéo : attention à la dépendance »

Le 12 décembre 2007- Le Parisien met en garde ses lecteurs, constatant sur sa Une qu’il y a « de plus en plus de joueurs en réseau ».
Le journal titre sur ces joueurs qui « se droguent aux jeux vidéo », observant que « sur les 500 000 joueurs en ligne, certains sont vraiment accros ».
Le quotidien explique sur une double page qu’« on estime qu'en France 10 000 personnes sont potentiellement en danger. Devenus accros, ces joueurs se déconnectent totalement de la vie réelle. […]. Certains cas, rares, peuvent se terminer en drame ».
Le Parisien poursuit : « Faut-il pour autant diaboliser les jeux vidéo ? Evidemment non. Les spécialistes s'accordent sur le fait que dans ce type de cas il y a toujours, au départ, un «terrain» un peu fragile de légère dépression ».
« Mais ils disent également que cet état peut être fortement aggravé par certains jeux dits «d'univers persistants», où le monde imaginaire est sans limite », continue le journal.
Le quotidien précise que « les plus touchés ne sont pas forcément ceux que l'on croit. On voit plus d'adultes jeunes, de 18 à 30 ans, que d'enfants ou de jeunes ados ».
Le Parisien livre le témoignage de la mère d’un jeune homme de 24 ans qui s’est suicidé en mars dernier, après s’être « enfermé dans le monde virtuel des jeux vidéo ».

Internet dans la famille

Le 22 mars 2002 - Interrogés à la demande de Bayardweb sur leur perception d'Internet et la place qu'occupe cet outil à la maison, les parents d'enfants âgés de 4 à 18 ans montrent un intérêt particulièrement marqué pour Internet à domicile en tant source de renseignements (71%), outil pédagogique (44%) et moyen de communication (43%). Dans le même temps, la connexion à domicile suscite des craintes : le risque que les enfants se rendent sur des sites inappropriés préoccupe 78% des parents - risque plus fortement redouté chez les parents non-connectés (84%) que chez les connectés (69%). Notre étude fait également apparaître un sentiment de fracture numérique sinon dans la famille entre les générations, du moins entre les familles, selon les catégories sociales auxquelles elles appartiennent. Enfin, les attentes des parents à l'égard d'Internet portent sur la possibilité d'effectuer toutes les démarches administratives en ligne (53%) et la présence plus affirmée de services pratiques (40%).

Internet à la maison : apports et craintes

Etre connecté à Internet à domicile présente un intérêt majeur aux yeux des parents interrogés : il s'agit avant tout d'unoutil pratique pour rechercher des renseignementsdans quelque domaine que ce soit (67%). Deux autres fonctions importantes se dégagent cependant : Internet constitue un outil pédagogique pour les enfants (44%), ainsi qu'un moyen de communiquer avec ses amis ou sa famille (43%). Plus secondairement, Internet présente aussi l'intérêt d'un mode d'information supplémentaire (22%), voire d'un moyen de se familiariser avec les nouvelles technologies (13%), et très marginalement, permet de faire se courses depuis chez soi (3%)

Des approches différenciées

Les approches d'Internet sont cependant différenciées :

- selon que l'on est connecté ou non : ceux qui ont déjà une connexion Internet à la maison soulignent davantage l'intérêt en terme de recherche de renseignements (71%) mais aussi de communication avec ses proches (57%, contre 35% chez les non connectés), tandis que les non-connectés se montrent particulièrement intéressés par la fonction pédagogique d'Internet pour les enfants (51%, 2ème motif de connexion) ;

- selon l'âge : les moins de 35 ans se montrent nettement plus sensibles aux possibilités qu'offre Internet en termes de communication (52%) que les 45 ans et plus (39%). De même, l'aspect formateur par rapport aux nouvelles technologies de communication est souligné par les moins de 45 ans (16%) bien plus que par leurs aînés (5%) ;

- selon la catégorie sociale : alors que les cadres et professions intellectuelles supérieures mettent particulièrement l'accent sur l'intérêt de la connexion Internet à domicile pour communiquer (64%) et pour s'informer (22%), l'outil pédagogique que cela peut constituer retient l'attention des catégories populaires - employés (54%), ouvriers (53%) - bien plus que la moyenne des parents interrogés (44%). Internet semble donc constituer d'autant plus un appoint pour la famille que l'on se sent moins pourvu en capital culturel et scolaire.

La connexion à domicile, un sujet de préoccupation pour les parents.

Les parents soulignent avant tout le risque pour leurs enfants d'aller sur des sites ou de faire des rencontres inappropriés (78%, dont 54% se disent très préoccupés, contre 22% que cela ne préoccupe pas),une crainte plus marquée chez les femmes (81% de préoccupées, contre 75% chez les hommes), les moins de 45 ans (81%, contre 70% au delà), les ouvriers (83%) et les parents d'enfants de 13 à 15 ans (87%), mais aussi, et il y a peut-être là le signe d'un frein important à la connexion lié aux représentations bien plus qu'à l'expérience, chez les non connectés (84%) bien plus que chez les connectés (69%).

La sécurité de paiementconstitue le deuxième motif de préoccupation (73% contre 26% de non préoccupés), réunissant connectés et non connectés.A l'inverse, deux autres motifs d'inquiétude proposés aux répondants - le temps passé par les enfants devant l'écran (59% de préoccupés contre 40%) et l'augmentation de la facture de télécommunications (57% contre 42%) apparaissent minoritaires chez les connectés tandis qu'ils sont fortement mis en avant par les non-connectés.

Ainsi, ces derniers affichent un niveau d'inquiétude plus élevé - en particulier envers le risque d'une trop grande captation des enfants par Internet - qui peut contribuer à expliquer le fait qu'ils ne soient pas connectés à domicile, même si la préoccupation plus marquée des parents de milieu ouvrier sur la question de la facture vient rappeler que le coût anticipé de la connexion reste un obstacle important. A l'inverse, l'expérience de la connexion semble atténuer les préoccupations des parents.

Le rapport des parents à Internet

Internet ne semble pas constituer un facteur de déqualification des parents face à leurs enfants. Certes, deux tiers environ (66%) des parents d'enfants de 4 à 18 ans ont le sentiment de mal maîtriser Internet, dont 43% " très mal " , tandis que 34% se sentent à l'aise en la matière. Cependant ce sentiment d'incompétence est essentiellement le fait de ceux qui n'ont pas Internet à domicile, dont 22% seulement disent bien le maîtriser, contre 77% qui se sentent démunis ; à l'inverse, les parents connectés se montrent majoritairement confiants (56% pensent bien le maîtriser, contre 44%) : là encore l'expérience semble le meilleur antidote aux inquiétudes.

Les parents apparaissent cependant très inégaux face à Internet, à l'égard duquel le sentiment de compétence fait l'objet de profonds clivages. Il est en effet nettement plus marqué chez les pères (41%) que chez les mères (28%), décroît fortement avec l'âge (passant de 58% chez les moins de 35 ans à 26% chez les 45 ans et plus), et surtout est majoritaire dans les catégories moyennes et supérieures (commerçants, cadres, professions intermédiaires), tandis qu'il est très minoritaire chez les employés (22%) et les ouvriers (18%). Sexuelle, générationnelle, sociale : la " fracture numérique " existe donc bien, au moins dans les esprits, sinon dans la famille mais en tout cas entre les familles.

Internet, vecteur de lien familial

Par delà l'aisance plus ou moins grande dont les parents font preuve face à la machine, Internet est cependant bien présent dans la vie de la famille. Ainsi, 43% (contre 56%) des parents en discutent souvent ou de temps en temps avec leurs enfants, au sujet d'un nouveau site par exemple. Ils sont même 59% (contre 40%) à le faire chez ceux qui ont une connexion à domicile, et plus de 50% chez ceux qui ont des enfants âgés de 10 ans ou plus, qu'ils soient connectés ou non.

De même, 60% (contre 40%) des parents connectés échangent du courrier électronique avec d'autres membres de leur famille, et un sur deux (50% contre 49%) navigue sur Internet avec ses enfants. A l'inverse, seuls 4% des parents interrogés déclarent faire leur course pour la famille par Internet.

Si celui-ci peut donc bien constituer un vecteur de discussion ou d'activité commune entre parents et enfants, voire un lien pour la famille élargie, il est encore loin de se substituer à la sortie au supermarché.

Des attentes avant tout pratiques

Les parents expriment, dans leur ensemble, des attentes prioritairement pratiques à l'égard d'Internet. Ils souhaitent avant tout qu'à l'avenir on puisse faire toutes les démarches administratives en ligne (53%) et que l'on trouve davantage de services pratiques pour les particuliers (40%).

L'apport que pourrait constituer Internet en terme de connaissance et d'apprentissage constitue le deuxième grand domaine d'attentes : ainsi, 48% des parents souhaitent davantage de sites pédagogiques pour les enfants (2ème attente), et 23% des sites de formation personnalisée pour les adultes. Ainsi, quelque soit le sentiment de maîtrise de l'outil, les parents ont clairement intégré d'Internet dans les stratégies d'apprentissage et de formation pour le futur. On soulignera en particulier le fait que chez les parents non-connectés, ainsi que chez ceux qui ont des enfants de 4 à 6 ans, la première attente pour le futur concerne les sites pédagogiques pour les enfants (respectivement 51% et 55%), avant même la simplification des démarches administratives.

Enfin si une plus grande fiabilité des informations disponibles sur le Net (23%) et la sécurisation des paiements (18%) constituent aussi des attentes non-négligeables, quoique moins largement exprimées, le développement de la dimension récréative d'Internet (télévision par Internet, davantage de sites de loisirs, contenus plus animés) semble nettement plus secondaire aux yeux des parents. A l'inverse, très probablement, de leur progéniture.

Les parents partagés sur la question des services payants

Au total, Internet semble trouver sa place au sein des familles et des rapports parents-enfants. Serait-on pour autant prêt à payer de façon plus systématique qu'aujourd'hui pour assurer une meilleure qualité des informations et des services qu'Internet délivre à domicile ?

Les parents apparaissent partagés sur cette question exigeante, 43% s'y disant prêts contre 53% qui s'y refuseraient. Mais le contraste est ici particulièrement notoire entre ceux qui sont déjà connectés, que l'habitude de la gratuité amène à repousser majoritairement une telle perspective (62% ne seraient pas prêts à payer, contre 34%), et ceux qui n'ont pas de connexion à domicile, beaucoup plus partagés (47% contre 47%). Une offre de plus grande qualité, fût-elle payante, en permettant de lever certaines inquiétudes observées chez ces parents non-connectés, pourrait ainsi constituer un facteur incitatif à la connexion d'un certain nombre de familles.

Gilles CORMAN

url: http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/220302_internetfamille_n.htm

 

La France, pays du blog selon Forrester

Edition du 24/11/2006, Le Monde informatique- par Elian Cordoue

Selon Forrester, 3% des internautes européens tiennent un journal personnel en ligne, un blog, soit environ 4 millions de personnes. La France serait en tête du phénomène avec, pour elle seule, près d'un million de blogueurs actifs (merci Skyblog). Globalement, c'est l'Europe du sud qui peut se targuer de la « blogosphère » la plus active : la France, l'Italie et l'Espagne regroupent à elles seules 57 % des blogueurs européens. L'Allemagne arrive en quatrième position avec 13 % des internautes européens tenant un blog.

Selon Forrester, les blogueurs sont adeptes des nouvelles technologies : 21 % d'entre eux utilisent les flux RSS, contre 5 % des internautes en général; 80 % des blogueurs se connectent quotidiennement pour relever leur courrier électronique, publier ou lire des messages. En moyenne, ils passent 16 heures par semaine sur Internet, soit 5 heures de plus que l'internaute européen moyen. Et cela se fait au détriment de leur consommation d'autres médias : décrits comme « multi-tâches » par Forrester, les animateurs de blogs européens regardent moins la télévision que les autres internautes et lisent majoritairement la presse en ligne.

Enfin, les blogueurs seraient des internautes à « l'esprit plus ouvert » et afficheraient une plus grande confiance dans les critiques d'autres internautes consommateurs que la moyenne. A 70 %, ils partageraient l'expérience de leurs nouveaux achats avec leurs amis. 41 % des blogueurs apprécieraient la publicité ciblée, contre 37 % des internautes.

Suis-je cyberdépendant, docteur ?
L'Express, le lundi 15 octobre 2007

Les gestes du quotidien recèlent souvent des dangers insoupçonnés. Cette mise en garde se vérifie très régulièrement à travers la multitude d'accidents domestiques, elle paraît également confortée par les risques liés à l'utilisation d'internet. A l'heure où « passer sa vie devant un écran» n'est plus une simple expression, mais plus certainement la description sans fard de notre lot quotidien, les dangers liés à la cyberdépendance sont particulièrement pris au sérieux. Le site internet de l'hebdomadaire l'Express proposait ainsi à ses lecteurs (internautes !) ce 15 octobre de répondre à un petit test afin d'évaluer leur niveau de dépendance à la cybersphère. Cette enquête comprend vingt questions, auxquelles correspond un même barème évolutif, entre zéro et cinq points. Ainsi, si l'on est tout à fait d'accord avec l'assertion selon laquelle « la vie sans internet deviendrait ennuyeuse vide et sans joie», on récolte cinq points de cyberdépendance. Les profils les plus extrêmes, comptabilisant entre 80 et 100 points, découvriront que « leur utilisation d'internet leur cause de sérieux problèmes», aussi le journal leur conseille-t-il « de reconsidérer l'impact d'internet sur leur vie». La réalisation de ces tests devrait être proposée à la mi-novembre dans quatre lycées du Haut Rhin par une association locale, baptisée le Cap. Cette dernière, spécialisée dans les problèmes d'addiction des adolescents, souhaite les sensibiliser à ceux liés à la cyberdépendance, à travers « une campagne de prévention» intitulée « deux jours sans écran».

 

 
 

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